Gestion des savoirs

Les savoirs ne sont pas figés, ils vivent et s’enrichissent en permanence à partir de l’expérience vécue par différents acteurs et des échanges qu’ils opèrent entre eux. La gestion des savoirs permet notamment :

  • le partage, l’échange et la transmission de savoirs à d’autres acteurs et aux générations futures
  • le développement de travaux de recherche entre scientifiques et familles paysannes, qui répondent à des besoins concrets exprimés par celles-ci
  • la diffusion des résultats des recherches aux bonnes personnes de manière à devenir utiles à la société

À travers la gestion des savoirs, les connaissances, les savoir-faire, les savoir-être peuvent circuler entre différents acteurs pour s’enrichir graduellement, être relativisés, adaptés, diffusés ou validés par leur application sur le terrain.

La gestion des savoirs peut aussi revêtir la forme d’un processus d’apprentissage qui passe par la déconstruction de savoirs parfois profondément ancrés. Pour beaucoup par exemple, une agriculture sans utilisation de produits chimiques reste inconcevable, pourtant c’est par l’échange d’expériences, le dialogue et l’expérimentation de terrain que l’on peut générer les savoirs nécessaires pour la conception d’une nouvelle forme d’agriculture innovante.

Le saviez-vous ?

La recherche-action participative, appliquée à l’agriculture familiale, vise à générer des savoirs locaux grâce à un processus d’expérimentation mené conjointement entre chercheurs et familles paysannes pour résoudre un problème identifié. Ainsi, les thématiques de recherche sont définies à partir des besoins des familles et les résultats sont analysés ensemble. Il s’ensuit un apprentissage mutuel (recherche) qui aboutit à un changement de pratiques (action) volontaire.

Notre expertise :

En favorisant la gestion des savoirs avec ses partenaires au fil des années, Eclosio a développé son expertise dans :

  • La génération d’innovations et leur diffusion grâce à un travail étroit avec des paysans-relais, la mise en place de champs-écoles paysans ou la promotion d’échanges de paysans à paysans. Par exemple, au Cambodge, les producteurs et productrices s’échangent, via des groupes Facebook, leurs propres techniques.
  • La mise en œuvre de projets de recherche-action entre universités et nos partenaires de terrain (le projet Fandène concerne par exemple les pratiques agroécologiques de restauration des sols au Sénégal)
  • La promotion de réseaux d’échanges de pratiques, par exemple en agroécologie (TAFAE, ALISEA) ou dans la gestion des ressources naturelles (collectif 5Delta, projet EU-M).
  • L’élaboration de supports de capitalisation d’expérience (publications, vidéos, expositions …)
  • La mutualisation de nos méthodes et leçons apprises au sein du consortium d’ONG universitaires Uni4Coop.